Critique film réalisée par la classe de 2ME

 

Laura, 1944, Otto Preminger

Critique réalisée par la classe de 2ME
 

 


Lundi 14 janvier, nous sommes allés voir un film au cinéma le Rio qui s'intitule Laura, sorti en 1944 et réalisé par Otto Preminger.

Le film est en noir et blanc et nous l'avons vu en version originale, soit en anglais sous-titré en Français.

L'histoire du film se passe dans la ville de New-York, à Brooklyn. Le film raconte l'histoire d'une enquête policière menée par l'enquêteur Mark Mcpherson. Cette enquête est menée sans technologie, seulement avec le flaire du policier, interroge les personnages dans leur vie de tous les jours sans montrer que c'est un véritable interrogatoire.

Les personnages du film sont donc Marck Mcpherson, le policier, Laura Hant la prétendue morte, Waldo Lydlecker, le meurtrier, Shelby, le fiancer de Laura et Diane, la véritable morte. Autour de ces personnages, d'autres secondaires tels que la servante de Laura...

Cette enquête est due au meurtre d'une femme dans le domicile de Laura Hant. La moitié du film, tout le monde croit, spectateurs comme acteurs, que s'est Laura qui est décédée. Mais au milieu du film, il y a un effet de surprise puisque la morte se révèle être une femme dénommée Diane.

L'enquêteur Mark Mcpherson interroge les personnages et essaie de comprendre qui a l'a tuée, avec quelle arme et comment ?

On apprend les relations qu'entretenait Laura avec les différents personnages et notamment qu'elle avait une relation amoureuse avec Shelby qui lui avait demandé sa main le jour avant sa mort. Pour réfléchir à cette proposition, Laura Hant était partie en week-end le vendredi soir à la campagne.

Ce n'est que le lundi soir, que l'inspecteur découvre que Laura n'est pas la véritable victime mais Diane, une autre femme amoureuse de Shelby.

Mais comment cette femme a-t-elle pu se retrouver morte dans l'appartement de Laura ?

Mcpherson profite de ce moment de surprise et de renversement de situation pour analyser les réactions des personnes découvrant que Laura était encore vivante.

Au bout de son enquête, Mark Mcpherson découvre l'arme du crime, cachée dans l'horloge de l'appartement de Laura, horloge qui était un cadeau de Waldo, ami et protecteur de Laura.

La fin du film s'achève sur la mort de Waldo Lydecker tué lors de l'assaut policier afin de sauver Laura. On comprend donc que Waldo Lydecker était amoureux de Laura et ne supportait pas de la voir avec un autre homme que lui.

 

Ce qui nous a déplu dans ce film, c'est qu'il a été diffusé en anglais car nous avons eu du mal à suivre toute l'histoire et nous ne pouvions pas nous focaliser sur les scènes et le jeu des personnages. De plus, le film n'a pas de scène d'action, et a un rythme très lent ce qui nous a un peu ennuyé.

Inversement, nous avons aimé ce film car l’enquête policière n’est pas remplie d'artifices.  Le policier est très malin et intelligent, nous a fait un peu penser à Colombo. Au final, le policier résout l'enquête et séduit Laura avec laquelle il partage un baiser.

Le fait que le film soit en noir et blanc n’est finalement pas négatif car cela lui donne un effet ancien et nous permet de nous focaliser sur les personnages et non sur les décors.

Cette histoire est bien aussi car il y a du suspens, des renversements de situation puisque le meurtrier se révèle être la personne que l'on soupçonnait la moins et la morte se révèle être une autre personne..

Rencontre avec Grégoire Damon, écrivain

Témoignage des élèves de 2ME


 

Lundi 7 janvier 2019, nous avons rencontré Grégoire Damon, l'auteur du livre Fastfood publié en 2017.
C'est un écrivain du XXIe siècle, qui a 33 ans. Il est né à Saint-Étienne. Il a fait un Bac Littéraire, il était plutôt un élève moyen et était nul dans les matières scientifiques. Il est ensuite parti vivre à Lyon.
Pour lui, l'écriture n'est pas un métier et ne souhaite pas gagner sa vie avec ou du moins ce n'est pas son but. L'écriture est pour lui une passion qu'il a depuis tout petit. Il n'a pas de travail fixe, il enchaîne les petits boulot en intérim notamment. Aujourd'hui, il travaille dans une bibliothèque à Lyon depuis environ 3 ans.
C'est une personne très ouverte et rigolote.
Grégoire Damon nous a parlé de sa manière dont il écrit. Ce n'est pas si simple que ça, car il faut de la rigueur. Son travail se fait principalement sur ordinateur, il se lève tous les matins à 5h pour écrire avant de partir travailler et ensuite il griffonne sur un petit carnet où il note les idées qui lui viennent dans la journée.
Il s'inspire de la vie de tous les jours. L'écriture d'un livre n'est pas quelque chose que l'on fait rapidement, l'idée doit mûrir doucement jusqu'à prendre forme dans sa tête. Pour écrire son œuvre Fast-food il a mis environ 2 ans et demi.
Son livre Fast-food a été inspiré par le fait qu'il a travaillé au Mc-Do durant 3 ans. Il voulait donner la parole aux travailleurs, exprimer leurs joies, leurs amours, leurs peines mais aussi leur mode de travail.
Fast-Food est un roman qui comporte 230 pages et parle du mode de vie des employés. Dans ce livre, il décrit leurs conditions de travail et les dénoncent. Il compare les employés à des machines qui effectuent des gestes très rapides. Les clients sont comparés à des animaux car l'espace clientèle est nommé le « zoo ». Il nous donne à lire des personnes qui sont « misérables » dans leur travail, en amour, dans leur vie.
Grégoire Damon trouve la couverture de son livre un peu simple : un trait rouge en référence au Ketchup et un trait jaune pour la moutarde. Dans son esprit, il aurait souhaité que la page de couverture soit une lutte de gladiateurs où les épées et autres armes auraient été remplacées par les ustensiles de cuisine du fast-food sur un dégradé de marron rappelant les étapes de la cuisson de la viande. Ce livre est écrit différemment de ceux que nous pouvons étudier à l'école, car il utilise un vocabulaire familier voir vulgaire.

Fast-food n'est pas le premier écrit de cet auteur, il a écrit un premier roman, « La rue de la soif » qui raconte la vie de jeunes qui traînent dans les rues de Lyon, le soir, et qui s'alcoolisent, mais aussi de nombreuses poésies.

La rencontre avec M. Damon aura été un privilège, nous permettant de nous familiariser avec l'écriture et les écrivains et pourquoi pas faire naître chez nous des vocations.


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